Des pansements pour sauver la vie des grands brûlés
27 octobre 2026
Des pansements biologiques à la fois cicatrisants et anti-infectieux, développés en partie à l’EPFL, pourraient réduire le risque d’infections mortelles chez les grands brûlés. Les infections bactériennes sont la principale cause de mortalité chez les grands brûlés. La dégradation de la barrière cutanée les rend extrêmement vulnérables face aux bactéries, lesquels trouvent un environnement favorable […]
Des pansements biologiques à la fois cicatrisants et anti-infectieux, développés en partie à l’EPFL, pourraient réduire le risque d’infections mortelles chez les grands brûlés.
Les infections bactériennes sont la principale cause de mortalité chez les grands brûlés. La dégradation de la barrière cutanée les rend extrêmement vulnérables face aux bactéries, lesquels trouvent un environnement favorable à leur prolifération dans les pansements utilisés pour soigner les brûlures. Un consortium de chercheurs suisses a travaillé sur une nouvelle génération de pansements biologiques capables d’accélérer la cicatrisation des blessures, et surtout de stopper les infections.
Mis au point pour la première fois par le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) en 2005, ces pansements permettaient jusqu’ici de favoriser la guérison des tissus, mais ils ne protégeaient pas des microbes. Les scientifiques ont maintenant combiné ces pansements biologiques avec des molécules particulières appelées dendrimères, qui empêchent les bactéries de se multiplier.
Cette nouvelle technologie est essentielle pour les acteurs du milieu hospitalier spécialisés dans les brûlures graves. « Nous devons prendre à l’heure actuelle d’énormes précautions avec nos patients. Les pansements, qui parfois recouvrent la plupart des parties du corps, doivent être changés tous les jours pendant plusieurs mois. Et cela n’empêche pas les infections », explique Lee Ann Laurent-Applegate, directrice de l’Unité de thérapie régénérative au CHUV, dans un communiqué. « Avec les nouveaux bandages, il ne s’agira plus de traiter l’infection, mais bien de l’empêcher de se produire. »