Cancer du sein : nouvelles thérapies en vue
28 octobre 2026
Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’Université de Genève dévoilent un mécanisme de résistance au Tamoxifène, un traitement anti-œstrogènes. Les œstrogènes sont responsables de la survie et de la prolifération des cellules tumorales chez 70% des femmes qui souffrent d’un cancer du sein. Le Tamoxifène, un anti-œstrogènes, constitue le traitement phare contre ce type […]
Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’Université de Genève dévoilent un mécanisme de résistance au Tamoxifène, un traitement anti-œstrogènes.
Les œstrogènes sont responsables de la survie et de la prolifération des cellules tumorales chez 70% des femmes qui souffrent d’un cancer du sein. Le Tamoxifène, un anti-œstrogènes, constitue le traitement phare contre ce type de cancer. Au fil du temps, près d’un tiers des patientes développent toutefois une résistance à ce type de thérapie. Des biologistes de l’Université de Genève (UNIGE) ont découvert comment cette résistance se met en place, en identifiant huit facteurs impliqués dans ce mécanisme. Leur étude, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques, a été publiée dans la revue Nucleic Acids Research.
Didier Picard, professeur au Département de biologie cellulaire de la Faculté des sciences de l’UNIGE, et son équipe, ont découvert que plusieurs enzymes entrent en jeu pour permettre aux récepteurs aux œstrogènes de type α, qui constituent un moteur de croissance cancéreuse, d’accéder aux gènes nécessaires à la croissance de la cellule. Divers complexes protéiques et cofacteurs sont également impliqués dans le processus. La découverte d’un éventail de facteurs aux fonctions inattendues a incité les scientifiques à les tester comme cibles thérapeutiques potentielles, explique un communiqué de presse de l’université. Les biologistes ont testé in vitro différents composés chimiques sur des cellules tumorales devenues réfractaires au Tamoxifène. Ils ont découvert que les substances qui inhibent les facteurs découverts au cours de l’étude freinent également la multiplication des cellules cancéreuses. De plus, elles rendent les cellules malignes à nouveau sensibles au Tamoxifène.